“La vie est un long fleuve tranquille”, version U.S.

La comparaison avec les Groseille et les Le Quesnoy est tout à fait excessive, reconnaissons-le…. Mais Les Filles de l’ouragan, c’est bien une histoire d’enfants mélangés à la naissance. Comme La vie est un long fleuve tranquille. En moins drôle, en beaucoup plus torturé.

On parle de quoi donc ? Les Filles de l’ouragan, de Joyce Maynard, aux éditions Philippe Rey. Sorti en 2010 aux Etats-Unis, ce roman d’une journaliste américaine a été traduit cette année.

Ça raconte quoi ? Ruth vit dans une famille solide en apparence, au milieu des champs, où elle rêve d’être une artiste. Dana grandit entre des parents à la dérive, et ne se sent bien que les mains dans la terre. Des “soeurs de naissance” qui sont nées le même jour, un jour de tempête.

Conseillé par le libraire, on le lit alors ? Pour une chronique familiale sans concession et pour la description de l’Amérique des années 50, oui. Pour le récit à deux voix qui ne lasse pas, oui. Mais la trame est quand même “téléphonée”. On avance donc au fil des chapitres avec appétit… tout en sachant pertinemment où on va en arriver.

D’autres avis ?Les Filles de l’ouragan, qu’on lit d’une traite, charmé par la magie qui émane de la prose simple de Maynard, avance comme un train dans la nuit”, métaphorise Le Figaro. “Formidable saga familiale. Mon premier gros coup de coeur de l’année!!”, s’enflamme Leslivresquejaime.  ” Tant pis si le dénouement de son histoire est cousu de fil blanc. Reste la griserie de la course, le plaisir du survol. Vues de loin, les trajectoires de ses personnages dessinent de belles arabesques”, pondère Télérama.

Trop, c’est trop…
On parle de quoi ? Claustria de Régis Jauffret. Une adaptation romancée de l’affaire Fritzl. Attention : on a dit “romancée”, pas “édulcorée”. Et pour cause, rien ne vous sera épargné.
C’est quoi déjà “l’affaire Fritzl” ? Josef Fritzl a enfermé l’une de ses filles pendant 24 ans dans une cave sous sa propre maison. Il l’a torturée, violée. 7 enfants sont nés. Elisabeth Fritzl, qui ici s’appelle Angelika, sortira à l’âge de 42 ans. Sa propre mère croyait qu’elle était dans une secte, elle a elle-même élevé quelques uns des enfants nés de l’inceste.
Et alors, ce roman ? Insoutenable la plupart du temps, et sur plus de 500 pages c’est long. Atroce, et dégueu aussi, et malsain souvent. Régis Jauffret se met lui-même en scène, en train d’enquêter sur l’affaire, une vraie mine de détails. Mais tout est moche, sale. On va jusqu’au bout malgré tout, mais par étape, pour respirer de temps en temps, porté par un voyeurisme inquiétant.
D’autres critiques ? “Grand récit d’horreur existentielle, Claustria peut être aussi lu, paradoxalement, comme un grand roman d’amour”, s’enflamme L’Express… qui avait les droits pour les bonnes feuilles. “Combien est grande l’aptitude de Régis Jauffret à sonder les psychés au bord du gouffre, en proie aux ­dérèglements ou à la souffrance extrême, à mettre au jour aussi les ressorts pervers à l’oeuvre dans les relations humaines : manipulation, prise de pouvoir, humiliation”, énumère Télérama dont le petit bonhomme a l’air content. C’est du côté des blogueurs qu’il faut aller chercher un peu de critiques “humaines”. “Une odeur lourde, tenace, infecte qui imprègne le lecteur jusqu’au dégoût. On lit pourtant car le Mal fascine toujours et la place du voyeur est la plus confortable”, fait remarquer yspaddaden.” Cette histoire est troublante, ambigüe, écœurante, mais il fallait la raconter”, conclut isabelle.delatouche.

Trop, c’est trop…

On parle de quoi ? Claustria de Régis Jauffret. Une adaptation romancée de l’affaire Fritzl. Attention : on a dit “romancée”, pas “édulcorée”. Et pour cause, rien ne vous sera épargné.

C’est quoi déjà “l’affaire Fritzl” ? Josef Fritzl a enfermé l’une de ses filles pendant 24 ans dans une cave sous sa propre maison. Il l’a torturée, violée. 7 enfants sont nés. Elisabeth Fritzl, qui ici s’appelle Angelika, sortira à l’âge de 42 ans. Sa propre mère croyait qu’elle était dans une secte, elle a elle-même élevé quelques uns des enfants nés de l’inceste.

Et alors, ce roman ? Insoutenable la plupart du temps, et sur plus de 500 pages c’est long. Atroce, et dégueu aussi, et malsain souvent. Régis Jauffret se met lui-même en scène, en train d’enquêter sur l’affaire, une vraie mine de détails. Mais tout est moche, sale. On va jusqu’au bout malgré tout, mais par étape, pour respirer de temps en temps, porté par un voyeurisme inquiétant.

D’autres critiques ? “Grand récit d’horreur existentielle, Claustria peut être aussi lu, paradoxalement, comme un grand roman d’amour”, s’enflamme L’Express… qui avait les droits pour les bonnes feuilles. “Combien est grande l’aptitude de Régis Jauffret à sonder les psychés au bord du gouffre, en proie aux ­dérèglements ou à la souffrance extrême, à mettre au jour aussi les ressorts pervers à l’oeuvre dans les relations humaines : manipulation, prise de pouvoir, humiliation”, énumère Télérama dont le petit bonhomme a l’air content. C’est du côté des blogueurs qu’il faut aller chercher un peu de critiques “humaines”. “Une odeur lourde, tenace, infecte qui imprègne le lecteur jusqu’au dégoût. On lit pourtant car le Mal fascine toujours et la place du voyeur est la plus confortable”, fait remarquer yspaddaden.” Cette histoire est troublante, ambigüe, écœurante, mais il fallait la raconter”, conclut isabelle.delatouche.

La tunique à lavallière.

A partir de quoi ? Un patron récupéré sur le site d’Avantages. Et qui à la base est le même que celui de la tunique à col Claudine. Si, si.

Avec quoi ? Tissu qui fait finalement un peu vintage acheté chez De Gilles avec une bonne ristourne et des conseils pros. Mais attention, une fois de plus, il a sérieusement rétréci au premier lavage… ça sent la basque supplémentaire au bas de la tunique pour la rallonger un peu !

Des bugs ? Plein ! Comme j’avais déjà raté le dos en deux parties sur la tunique à col Claudine, j’ai abandonné l’idée et j’ai coupé le dos en un seul morceau… c’est pas si mal. Pour le montage de la lavallière, zéro indication dans le patron donc j’ai fixé l’ensemble un peu avec la machine et avec quelques points à la main, c’est pas très pro mais ça marche.

Le résultat final : Seules mes manches sont vraiment bien terminées… Mais c’est “portable” ! Et par goût du risque, je vais même tenter une troisième fois ce patron… La suite au prochain épisode !

> Pour revoir la tunique à col Claudine, c’est par ici.

La tunique à col Claudine.

A partir de quoi ? Un patron récupéré sur le site d’Avantages.

Avec quoi ? Jolis tissus achetés chez De Gilles avec une bonne ristourne et des conseils pros. Mais le tissu du col s’effiloche et l’autre a fait des rayures au premier lavage…

Des bugs ? Plein ! J’ai toujours pas compris comment se montait le dos de la blouse en deux parties a priori… et j’ai dû refaire deux fois le col dont les coutures s’étaient ouvertes… et j’ai abandonné l’idée de créer un pied de col sous peine de m’arracher les cheveux !

Le résultat final : les deux tissus vont bien ensemble, la coupe du col est assez dans l’air du temps. Mais pas sûre que cette blouse résiste longtemps…


Dans la série “Un Poche en passant”
“Hypothermie”, d’Arnaldur Indridason.
Le thème : une jeune femme est retrouvée morte dans une petite maison au bord d’un lac. Un suicide ? Un meurtre ? Le commissaire Erlendur Sveinsson mène l’enquête et va rouvrir au passage quelques “cold cases”.
A ne pas lire si : pour une raison qui nous échappe, toute personnelle, vous n’aimez pas les polars venus du froid, engourdis par les températures polaires mais si riches en personnages chauds en couleurs.
A lire si : vous avez envie d’un polar “2 en 1”. Oui, il y a une vraie enquête avec un vrai casse-tête et un vrai suspense. Mais c’est un morceau d’Islande que vous découvrirez au passage. Et puis, Erlendur, c’est un le Dr House des commissaires de police !
Note : ***

Dans la série “Un Poche en passant”

“Hypothermie”, d’Arnaldur Indridason.

Le thème : une jeune femme est retrouvée morte dans une petite maison au bord d’un lac. Un suicide ? Un meurtre ? Le commissaire Erlendur Sveinsson mène l’enquête et va rouvrir au passage quelques “cold cases”.

A ne pas lire si : pour une raison qui nous échappe, toute personnelle, vous n’aimez pas les polars venus du froid, engourdis par les températures polaires mais si riches en personnages chauds en couleurs.

A lire si : vous avez envie d’un polar “2 en 1”. Oui, il y a une vraie enquête avec un vrai casse-tête et un vrai suspense. Mais c’est un morceau d’Islande que vous découvrirez au passage. Et puis, Erlendur, c’est un le Dr House des commissaires de police !

Note : ***

Quand j’étais jeune, j’étais agente secrète

Quoi ? Un roman historique ? Et bien oui ! Mais La vie aux aguets, c’est tellement plus que ça. Vous allez d’abord être attiré par la photo de cette femme portant un trench en couverture et puis… vous ne le lâcherez pas !

On parle de quoi ? La vie aux aguets, de William Boyd, auteur britannique, membre de la Société royale de littérature et, nous apprend Wikipedia, amoureux de la Dordogne… Ce roman est sorti en 2006 et est désormais édité en Poche.

En résumé, ça raconte quoi ? Voilà un roman à deux voix. D’un côté, la mère, une vieille dame qui vit retirée dans un petit cottage et qui a bien des choses à raconter sur son passé… d’espionne. De l’autre, sa fille, qui gère bon an mal an sa vie de mère célibataire et qui va devoir se faire à ce lourd passé familial. Deux personnages, deux époques, deux destins de femmes, une histoire de famille, l’Histoire tout court.

Pourquoi ça vaut le détour ? Parce que vous vous coucherez moins bête, surtout vous amis journalistes, oui vous qui passez votre journée à regarder un fil de news AFP-Twitter-Google Actu. Pendant la Deuxième guerre mondiale, pour pousser les Américains à entrer dans le conflit, les Anglais avaient créé des services chargés de distiller des infos vrais-emblables dans la presse du monde entier. Et parce que ce roman n’est pas qu’une banale affaire d’espions, aussi haletante soit-elle, c’est aussi une histoire de famille, de femmes et du genre “fortes têtes”.

Quelques critiques vues ailleurs ?  “Pas de moment où l’on s’ennuie, une bonne dose de suspense, une intrigue soutenue et bien ficelée et une série de personnages illustrant bien cette époque”, s’enthousiasme lecturederichard. Après l’avoir refermé, “on garde en soi un petit goût d’Histoire, un petit goût d’avoir appris quelque chose”, note Critiqueslibres.

En 1985, Bernard Pivot avait promis de rembourser les lecteurs non-satisfaits de William Boyd. L’engagement vaut toujours !


Dans la série “Un Poche en passant”
“Un soir de décembre”, de Delphine de Vigan.
Le thème :… si deux semaines après avoir lu un roman, vous ne vous en souvenez plus en regardant la couverture, c’est mauvais signe… En faisant un effort de mémoire, on dira simplement que c’est une histoire de rencontre (encore) ratée entre un écrivain et une midinette.
A lire si : vous avez décidé, après avoir lu Plus rien ne s’oppose à la nuit, de vous farcir tous les bouquins de Delphine de Vigan, comme ça, par amour du défi.
A ne pas lire si : vous avez a-do-ré  Plus rien ne s’oppose à la nuit. Si, déjà, la fin en eau de boudin de Les heures souterraines vous avait agacé. 
Note : *

Dans la série “Un Poche en passant”

“Un soir de décembre”, de Delphine de Vigan.

Le thème :… si deux semaines après avoir lu un roman, vous ne vous en souvenez plus en regardant la couverture, c’est mauvais signe… En faisant un effort de mémoire, on dira simplement que c’est une histoire de rencontre (encore) ratée entre un écrivain et une midinette.

A lire si : vous avez décidé, après avoir lu Plus rien ne s’oppose à la nuit, de vous farcir tous les bouquins de Delphine de Vigan, comme ça, par amour du défi.

A ne pas lire si : vous avez a-do-ré Plus rien ne s’oppose à la nuit. Si, déjà, la fin en eau de boudin de Les heures souterraines vous avait agacé.

Note : *


Dans la série “Un Poche en passant”
“New York, histoire d’un cycle”, par Catherine Cusset
Thème : tout est dans le très subtil jeu de mots du titre : Catherine Cusset vit à New York, fait du vélo et attend le moment opportun pour faire un enfant.
A lire si : vous avez envie de connaître dans le détail la carte des pistes cyclables de New York. En prime, pour cette édition poche mais enrichie, l’auteure a photographié pour vous une série de carcasses de vélo abandonnées au pied de poteau.
A ne pas lire si : vous aviez aimé Un brillant avenir, le roman de Catherine Cusset sélectionné pour le Goncourt 2008, une touchante histoire de famille sur fond de déracinement qui se passait déjà aux Etats-Unis. Cette fois, on tourne la dernière page et on ne sait même pas si elle va l’avoir ou non cet enfant !!!
Notes : *

Dans la série “Un Poche en passant”

“New York, histoire d’un cycle”, par Catherine Cusset

Thème : tout est dans le très subtil jeu de mots du titre : Catherine Cusset vit à New York, fait du vélo et attend le moment opportun pour faire un enfant.

A lire si : vous avez envie de connaître dans le détail la carte des pistes cyclables de New York. En prime, pour cette édition poche mais enrichie, l’auteure a photographié pour vous une série de carcasses de vélo abandonnées au pied de poteau.

A ne pas lire si : vous aviez aimé Un brillant avenir, le roman de Catherine Cusset sélectionné pour le Goncourt 2008, une touchante histoire de famille sur fond de déracinement qui se passait déjà aux Etats-Unis. Cette fois, on tourne la dernière page et on ne sait même pas si elle va l’avoir ou non cet enfant !!!

Notes : *

Dans la série “Un Poche en passant”
“L’amour dure trois ans”, de Frédéric Beigbeder.
Thème : errements amoureux de la rencontre au divorce en passant par une nouvelle rencontre et en évitant un nouveau divorce.
A ne pas lire si : vous trouvez que la main de votre cher et tendre a des allures de gants Mappa. Et que vous ne supportez pas l’insupportable Frédéric Begbeider.
A lire si : le style de Frédéric Begbeider, vif, snob, décomplexé, peut finir par vous amuser, voire vous toucher. Et si vous passez au-delà de cette réédition en Poche, version “vu au cinéma” avec un horrible bâton de rouge à lèvres dessus.
Notes : **

Dans la série “Un Poche en passant”

“L’amour dure trois ans”, de Frédéric Beigbeder.

Thème : errements amoureux de la rencontre au divorce en passant par une nouvelle rencontre et en évitant un nouveau divorce.

A ne pas lire si : vous trouvez que la main de votre cher et tendre a des allures de gants Mappa. Et que vous ne supportez pas l’insupportable Frédéric Begbeider.

A lire si : le style de Frédéric Begbeider, vif, snob, décomplexé, peut finir par vous amuser, voire vous toucher. Et si vous passez au-delà de cette réédition en Poche, version “vu au cinéma” avec un horrible bâton de rouge à lèvres dessus.

Notes : **